On le sait tous, le marché immobilier a eu deux années de pure folie, mais là, on entend les gros titres qui parlent de vent de changement, de correction, de ralentissement, de récession et des hausses de taux d’intérêt, etc. Ahhh!

Les vendeurs capotent parce qu’ils n’ont plus 20 offres d’achat et une grosse surenchère. (Même si techniquement, les prix n’ont pas baissé encore).

Les acheteurs capotent parce la hausse des taux d’intérêt a diminué de beaucoup leur capacité d’achat. On parle de 50 000 $ ou 70 000 $ de moins comme budget en seulement quelques mois. Ouch! Ça pince.

Les courtiers doivent dealer avec ces changements aussi, ainsi que toutes les émotions qui viennent avec.

Tout le monde capote.

Ajoute à ce cocktail: la spéculation.

Certains acheteurs en ce moment font le pari d’attendre quelques mois dans l’espoir de voir baisser les prix. Ce qui pourrait potentiellement causer un embouteillage d’acheteurs, s’ils se garrochent tous en même temps plus tard.

Les vendeurs qui pourraient afficher leur maison plus tard ont aussi peur que les prix baissent, et plusieurs affichent plus tôt que prévu. Ce qui fait augmenter l’inventaire de propriétés disponibles.

Et oui, c’est vrai que les hausses des taux d’intérêt vont avoir un impact sur les prix. Avec les hausses des prix et des taux d’intérêt, la même maison à Laval peut couter plus de 1300 $ par mois de plus que l’année passée, et ça, ça fait très mal. Ça décourage sérieusement les acheteurs et les vendeurs.

Donc oui, c’est un marché en transition, très intéressant à observer.

De beaux défis.

En plus de tout ça, les gros titres ajoutent beaucoup de confusion, car ils parlent de correction à l’échelle nationale, incluant les gros marchés de Vancouver et Toronto qui n’ont rien à voir avec nos marchés ici à Laval et dans les Basses-Laurentides.

Je vais te montrer les vrais chiffres pour t’aider à faire du sens de tout ceci localement et te faire paraître vraiment smart au prochain souper de famille. 😉

Donc voici 7 raisons pour lesquelles je crois personnellement que les prix ne vont pas baisser drastiquement pour un bon bout :

  1. L’inventaire est encore historiquement à son plus bas. Oui on voit une petite tendance vers le haut, surtout à Montréal, mais ici à Laval et dans les Basses-Laurentides (Saint-Eustache, Deux-Montagnes, Boisbriand, etc) on ne voit rien de radical pour l’instant. On est encore très loin d’avoir l’inventaire de 2017, 2018 et 2019.  Inventaire Montreal Inventaire Laval Inventaire Basses Laurentides
  2. Nous sommes encore dans ce qu’on appelle un marché de vendeur. Ça va prendre des mois avant de retrouver un équilibre (qui est entre 8-10 mois d’inventaire). On est plus entre 1-2 mois d’inventaire dans presque tous les secteurs du Grand Montréal. Marché acheteur vendeur équilibrémarché vendeur Basses Laurentides Boisbriand Sainte-ThérèseMarché vendeur Laval-Ouest Fabreville Marché Vendeur Saint-Eustache
  3. Les immigrants arrivent à flot. Merci à la Covid, on a du gros rattrapage d’immigration à faire. Le Canada prévoit 430 000 nouveaux arrivants en 2022. 100 000 au Québec prévus cette année seulement. On va les mettre où tous ces gens-là ? Dans notre gros inventaire de logements abordables ? (sarcasme ici!)Immigration Canada
  4. La pénurie des logements et son manque d’abordabilité. Oui, le manque de plus en plus criant de logements abordables au Québec pousse toujours plusieurs à choisir l’achat au lieu de la location.
  5. Le taux de chômage et la pénurie de main-d’œuvre. Le taux de chômage est historiquement bas à 4,3 % au Québec. La plupart des gens peuvent continuer à faire leur paiement d’hypothèque, même s’ils doivent peut-être faire certains sacrifices. Et pour ceux qui pensent qu’on va avoir un flot de reprises de finance… N’oubliez pas que pour se qualifier pour une hypothèque, les banques font des simulations pour s’assurer que l’acheteur serait correct en cas de hausses d’intérêt. Ç’a déjà été prévu. La plupart des propriétaires ont encore un peu de lousse dans leur budget.
  6. Les gens ont encore besoin d’acheter des maisons. Le besoin, peu importe la raison, est encore là. Les taux d’intérêt pincent, mais ça n’enlève pas le besoin ni le désir d’être propriétaire.
  7. Contrairement à ce que vous pouvez penser, les marchés du grand Montréal sont encore considérés « abordables » quand on se compare avec Toronto et Vancouver.VancouverToronto

Les bonnes nouvelles dans tout ça :

Si vous êtes un vendeur et que vous avez une bonne mise en marché, vous allez quand même obtenir un très bon prix pour votre maison et historiquement très rapidement !

Si vous êtes un acheteur, sachez que ça va être beaucoup plus facile de faire une offre d’achat qui va être acceptée, car vous ne serez pas en compétition avec 20 autres acheteurs et vous n’aurez pas besoin de donner 100 000 $ de plus que le prix affiché dans la majorité des cas. Ça, ce n’était pas normal, et c’est une bonne chose que ce soit terminé pour l’instant.

 

En conclusion

Je ne vois pas de grosse baisse prévue pour l’instant. Désolée. Je vois juste une stabilisation pour l’instant.

Si vous avez encore des questions sur votre marché spécifiquement, je peux aller dans le méga détail avec vous, parce que chaque secteur est affecté différemment.

Appelez-moi et ça va me faire plaisir!

C’est fait. Je me suis mouillée avec mes prédictions. J’aimerais vous entendre. Pensez-vous que le marché va augmenter, diminuer ou rester stable ? On se revoit dans quelques mois pour voir une autre mise à jour.

 

À bientôt,

Chantal

(450) 314-1992

Par Chantal Vaillancourt

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